
Nous prenons la route au sud qui nous mène vers le parc national du Sajama et au village du même nom à 4000m.
Matinée tranquille au village et départ pour le camp de base du Sajama à 4500m.
Nous prenons d’abord une large piste qui s’éloigne dans la plaine, puis nous bifurquons à droite vers le Sajama.
Nous avons la chance d’apercevoir des vigognes. Au printemps 2007, Sajama avait accueilli le congrès international des camélidés dans une plaine beaucoup plus verte que celle que nous traversons aujourd’hui.
La vue du Sajama depuis le camp de base est très ouverte mais nous mangeons toute la poussière volcanique soulevée par le vent.
Hugo est de nouveau notre guide accompagné par notre cuisinier.
Nous engageons la montée vers le camp d’altitude à 5500m.
Comme pour le camp de l’Illimani, ce sont uniquement des porteurs qui montent le matériel collectif vers ce camp, nous avons laissé les mules au camp de base.
Nous montons dans un univers très sec, rocailleux. Une barre rocheuse au dessus de nos têtes laisse échapper quelques caillasses, bof.
Le camp d’altitude est placé sur une épaule, quelque peu abrité du vent par un éperon rocheux.
Nous ne sommes pas seuls, des cordées de japonais redescendent du sommet. Des français et des tchèques tenteront aussi le sommet demain.
Mercredi 20 août.
Lever habituel à 1h. Au dessus du camp, c’est le même paysage rocailleux qui se poursuit. Le vent souffle toujours un peu. Nous passons sous une barre rocheuse. Soudain un grand ‘Crac !’, un énorme rocher vient de se décrocher et déboule dernière nous, passe sur nos traces de montée et disparait dans la pente. Franchement, on a eu chaud, par chance nous n’avions aucune cordée directement derrière nous. A la descente nous apprendrons que le rocher a ravagé le coin toilette qui se trouvait à une trentaine de mètres du camp, heureusement personne n’y était à cette heure où toutes les cordées n’étaient pas encore parties !
Les pénitents, ce sont ces formations verticales de glace vive, sculptées par le vent et les écoulements d’eau, allant d’une taille de vingt centimètres, ils peuvent dépasser un mètre cinquante. Si un champ de pénitents est placé en pleine pente, la montée peut réellement se compliquer et on préfère donc les contourner.
Nous atteignons le sommet. Nous dominons toute la plaine, seuls les volcans du Parinacota et du Pomarapi viennent concurrencer le géant du sud.
Nous amorçons la descente. De retour dans la zone des pénitents, Hugo nous y engage beaucoup plus franchement qu’à l’aller, c’est un véritable labyrinthe à franchir.
De retour au camp d’altitude nous apprenons le sort réservé aux toilettes, ça nous fait froid dans le dos, la soupe est la bienvenue. Nous démontons le camp et redescendons au camp de base pour y passer la nuit.
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