Le récapitulatif du voyage en Bolivie :
Bolivie 2008 (1/10) - Paris, Madrid, Buenos-Aires, Santa-Cruz, La Paz.
Bolivie 2008 (2/10) - Lac Titicaca, Copacabana 3800m.
Bolivie 2008 (3/10) - Ile du Soleil.
Bolivie 2008 (4/10) - Trek Takesi.
Bolivie 2008 (5/10) - Condoriri Ala Derecha 5482m.
Bolivie 2008 (6/10) - Illimani 6439m.
Bolivie 2008 (7/10) - Sajama 6549m.
Bolivie 2008 (8/10) - Retour à Sajama.
Bolivie 2008 (9/10) - Tentative au Parinacota 6342m.
Bolivie 2008 (10/10) - La Paz, et retour.
mercredi 14 juillet 2010
Bolivie 2008 (10/10) - La Paz, et retour.
Dimanche 24 août.
Retour à La Paz.
Une enveloppe m’attend à l’accueil de l’hôtel sous l’œil presque inquiet du gérant. L’enveloppe n’est pas cachetée, heureusement sinon je l’aurais ouverte, je peux donc en vérifier le contenu. Je monte dans ma chambre, j’entends le téléphone à travers la porte mais le temps d’ouvrir et je n’ai pas le temps de décrocher. Je prends une douche et le téléphone sonne de nouveau juste à ma sortie de la salle de bain, c’est la femme de mon nouvel ami rencontré à Sajama qui n’a pas pu venir m’apporter l’enveloppe en main propre mais qui veut s’assurer que je l’ai bien en main. Tant de sollicitude et de cachoteries commencent à m’inquiéter, et ce n’est pas fini.
Qu’à cela ne tienne, je vais faire un tour en ville pour dîner, et je rencontre par hasard Anne et Paul qui reviennent du sud bolivien et des salars, nous mangeons ensemble.
Lundi 25 août.
Lever tôt pour le départ de l’avion à 6h, nouveau passage à Santa Cruz de la Sierra et Buenos Aires où je dois changer d’avion. J’y suis obligé de reprendre mes bagages et de les refaire enregistrer, c’est là que je constate que mon sac à dos à été fouillé par les douaniers, et oui ils l’ont mieux refermé que moi. Franchement, ça m’inquiète pour l’enveloppe, mais elle est toujours là. Apparemment les fouilles ne sont pas rares à Santa Cruz où l’on recherche quelque poudre de coca dans les sacs des gringos.
Mardi 26 août.
Buenos-Aires, Madrid, Paris.
De retour à Montigny, nouvel épisode de coups de téléphone, j’ai à peine le temps de poser mes bagages qu’il y a déjà un appel, mais cette fois encore je n’ai pas le temps de répondre. Quelques instants passent et cette fois je décroche pour avoir la mère de mon énigmatique inconnue de La Paz, ses parents me donnent rendez-vous chez eux le lendemain matin.
Mercredi 27 août.
Je suis au rendez-vous diplomatique le lendemain à 10h. L’histoire se finit autour d’un café en évoquant ce très beau pays qu’est la Bolivie avec cet ancien diplomate qui l’avait parcourut de long en large, l’histoire ne dit pas si le billet a été remboursé…
Retour à La Paz.
Une enveloppe m’attend à l’accueil de l’hôtel sous l’œil presque inquiet du gérant. L’enveloppe n’est pas cachetée, heureusement sinon je l’aurais ouverte, je peux donc en vérifier le contenu. Je monte dans ma chambre, j’entends le téléphone à travers la porte mais le temps d’ouvrir et je n’ai pas le temps de décrocher. Je prends une douche et le téléphone sonne de nouveau juste à ma sortie de la salle de bain, c’est la femme de mon nouvel ami rencontré à Sajama qui n’a pas pu venir m’apporter l’enveloppe en main propre mais qui veut s’assurer que je l’ai bien en main. Tant de sollicitude et de cachoteries commencent à m’inquiéter, et ce n’est pas fini.
Qu’à cela ne tienne, je vais faire un tour en ville pour dîner, et je rencontre par hasard Anne et Paul qui reviennent du sud bolivien et des salars, nous mangeons ensemble.
Lundi 25 août.
Lever tôt pour le départ de l’avion à 6h, nouveau passage à Santa Cruz de la Sierra et Buenos Aires où je dois changer d’avion. J’y suis obligé de reprendre mes bagages et de les refaire enregistrer, c’est là que je constate que mon sac à dos à été fouillé par les douaniers, et oui ils l’ont mieux refermé que moi. Franchement, ça m’inquiète pour l’enveloppe, mais elle est toujours là. Apparemment les fouilles ne sont pas rares à Santa Cruz où l’on recherche quelque poudre de coca dans les sacs des gringos.
Mardi 26 août.
Buenos-Aires, Madrid, Paris.
De retour à Montigny, nouvel épisode de coups de téléphone, j’ai à peine le temps de poser mes bagages qu’il y a déjà un appel, mais cette fois encore je n’ai pas le temps de répondre. Quelques instants passent et cette fois je décroche pour avoir la mère de mon énigmatique inconnue de La Paz, ses parents me donnent rendez-vous chez eux le lendemain matin.
Mercredi 27 août.
Je suis au rendez-vous diplomatique le lendemain à 10h. L’histoire se finit autour d’un café en évoquant ce très beau pays qu’est la Bolivie avec cet ancien diplomate qui l’avait parcourut de long en large, l’histoire ne dit pas si le billet a été remboursé…
Bolivie 2008 (9/10) - Tentative au Parinacota 6342m.
Nous partons en 4x4 dans la plaine vers le camp de base du Parinacota.
Arrivés au parking il ne nous reste plus que deux heures de marche pour arriver au camp de base vers 5000m, unique camp pour l’ascension du Parinacota.
Ce camp est étonnant, il est installé sur un champ de sable volcanique, parsemé de gros rochers noirs ou bruns. Pas une goutte d’eau ne coule ici et les porteurs ont donc amené toute la réserve pour 2 jours.
Un grand groupe de français est également présent.
Samedi 23 août.Le vent souffle toute la soirée et tout le début de la nuit jusqu’à notre désormais traditionnel lever à 1h.
Les français nous ont précédés mais à deux nous rattrapons et dépassons rapidement leurs cordées.
Nous arrivons à un large col très proche de la frontière chilienne et prenons à gauche vers le sommet. Le vent a encore forci, Hugo me demande si ça va, je lui réponds oui et nous continuons, je lui demande franchement si avec un vent pareil nous avons une chance d’aller jusqu’au bout, il est hésitant mais je sens bien qu’il ne veut pas me répondre non.
Nouvel arrêt, il me redemande si je suis toujours d’accord pour continuer, nous ne sommes pas encore sur le glacier et je vois bien qu’il se prend toute la poussière dans les yeux, de mon côté j’ai pris mon masque de ski et je suis moins gêné. Je comprends qu’il ne veut pas décider de faire demi-tour sans que je lui demande, la situation est un peu délicate mais pas limite, donc pour moi on continue.
Vers 5800m, nouvelle pause, les bourrasques deviennent dangereuses pour l’équilibre, nous décidons de nous abriter sous des rochers. Plus bas nous apercevons les cordées françaises, ça à l’air d’être un peu la panique, nous voyons les lumières des frontales dans tous les sens, en plus ils ne doivent plus voir les nôtres, ça ne doit pas les rassurer.
De temps en temps je passe un bras au dessus des rochers, le vent me le rabat violemment. « D’accord Hugo, on descend », il serait étonnant que ça se calme.
Les premiers pas dans la descente sont délicats, le vent s’engouffre dans notre sac à dos, ce que nous ne ressentions pas à la montée, l’équilibre est parfois précaire.
Nous arrivons à la hauteur des français, leurs guides boliviens ont le même pronostic qu’Hugo mais d’irréductibles gaulois veulent continuer, nous prenons donc dans notre cordée une française qui en a marre de se faire chahuter par les éléments.
Nous sommes de retour au camp, nous nous engouffrons dans nos tentes, le soleil n’est même pas encore levé.
Toutes les cordées redescendent, aucune réussite aujourd'hui.
Grasse matinée sous la tente, démontage du camp, il est dommage de ne pas pouvoir faire une autre tentative demain, mais nous n’avons pas assez d’eau et je suis un peu pressé par le temps et mon vol de retour.
Dans ma trilogie andine, Equateur, Bolivie, Pérou, sur 11 sommets de plus de 5000m tentés ce sera mon seul échec.
Retour à Sajama.
Bolivie 2008 (8/10) - Retour à Sajama.
Un bon bain d’eau chaude, une bière fraiche, le Sajama en ligne de mire, ça c’est une récompense.
De retour à Sajama, Sylvie et Alain partent rapidement vers La Paz et l’avion qui les attend demain.
De mon côté je reste avec guide et cuisinier pour le dernier objectif du séjour.
Je fais la connaissance d’un bolivien, responsable d’une agence touristique, mariée avec une française et qui apprenant que j’habite en France et plus précisément à Montigny-Le-Bretonneux, me demande s’il peut me confier une enveloppe avec un billet d’avion à l’intérieur. Lui et sa famille ont eu un problème sur un vol Paris-La Paz et sont restés bloqués 3 jours à Bogota, il veut envoyer le billet en France pour que ses beaux-parents puissent se le faire rembourser par Air-France. Il n’a pas confiance en la poste bolivienne et préfère me voir partir avec le fameux billet, il ne l’a pas sur lui mais sa femme passera à l’hôtel à La Paz pour me le transmettre. Je voyagerai donc ensuite avec les billets en poche et je les remettrai aux parents de son épouse qui habitent Guyancourt, son père est ancien diplomate de l’Unesco, me dit-il. J’hésite un peu mais il paraît sincère, j’accepte, on verra ça dimanche…
Pendant le séjour, j’avais souvent vu nos guides et porteurs mâcher des feuilles de coca. Ce soir je m’y essaye. Je prends quelques feuilles et un petit morceau de résine et je tente d'en extraire l'arôme, sans grand succès, c'est surtout amer.
jeudi 8 juillet 2010
Bolivie 2008 (7/10) - Sajama 6549m

Nous prenons la route au sud qui nous mène vers le parc national du Sajama et au village du même nom à 4000m.
Matinée tranquille au village et départ pour le camp de base du Sajama à 4500m.
Nous prenons d’abord une large piste qui s’éloigne dans la plaine, puis nous bifurquons à droite vers le Sajama.
Nous avons la chance d’apercevoir des vigognes. Au printemps 2007, Sajama avait accueilli le congrès international des camélidés dans une plaine beaucoup plus verte que celle que nous traversons aujourd’hui.
La vue du Sajama depuis le camp de base est très ouverte mais nous mangeons toute la poussière volcanique soulevée par le vent.
Hugo est de nouveau notre guide accompagné par notre cuisinier.
Nous engageons la montée vers le camp d’altitude à 5500m.
Comme pour le camp de l’Illimani, ce sont uniquement des porteurs qui montent le matériel collectif vers ce camp, nous avons laissé les mules au camp de base.
Nous montons dans un univers très sec, rocailleux. Une barre rocheuse au dessus de nos têtes laisse échapper quelques caillasses, bof.
Le camp d’altitude est placé sur une épaule, quelque peu abrité du vent par un éperon rocheux.
Nous ne sommes pas seuls, des cordées de japonais redescendent du sommet. Des français et des tchèques tenteront aussi le sommet demain.
Mercredi 20 août.
Lever habituel à 1h. Au dessus du camp, c’est le même paysage rocailleux qui se poursuit. Le vent souffle toujours un peu. Nous passons sous une barre rocheuse. Soudain un grand ‘Crac !’, un énorme rocher vient de se décrocher et déboule dernière nous, passe sur nos traces de montée et disparait dans la pente. Franchement, on a eu chaud, par chance nous n’avions aucune cordée directement derrière nous. A la descente nous apprendrons que le rocher a ravagé le coin toilette qui se trouvait à une trentaine de mètres du camp, heureusement personne n’y était à cette heure où toutes les cordées n’étaient pas encore parties !
Les pénitents, ce sont ces formations verticales de glace vive, sculptées par le vent et les écoulements d’eau, allant d’une taille de vingt centimètres, ils peuvent dépasser un mètre cinquante. Si un champ de pénitents est placé en pleine pente, la montée peut réellement se compliquer et on préfère donc les contourner.
Nous atteignons le sommet. Nous dominons toute la plaine, seuls les volcans du Parinacota et du Pomarapi viennent concurrencer le géant du sud.
Nous amorçons la descente. De retour dans la zone des pénitents, Hugo nous y engage beaucoup plus franchement qu’à l’aller, c’est un véritable labyrinthe à franchir.
De retour au camp d’altitude nous apprenons le sort réservé aux toilettes, ça nous fait froid dans le dos, la soupe est la bienvenue. Nous démontons le camp et redescendons au camp de base pour y passer la nuit.
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