mardi 24 novembre 2009

Pérou 2009 (6/11) - Lima, Huaraz, Willkawaïn

Lundi 3 août.
Hôtel Flying dog, quartier Miraflores, Lima.
Le ‘groupe’ pour l’expédition est réuni. Oui, à partir de deux, on peut parler d’un groupe. Avant de partir, l’agence m’avait prévenu que d’un groupe de six nous n’étions plus que deux, je fais donc la connaissance d’Elsa qui sera ma coéquipière pour les trois semaines à venir.
Nous sommes bien six ce matin à l’hôtel mais deux trekkers vont partir pour la région du Machu Picchu et deux autres pour la Cordillère Noire, dans la région de Huaraz.
Au programme ce matin, la visite éclair de deux monuments de Lima, le Musée de l’Inquisition et le Couvent San Francisco. Tout cela est un peu lugubre et sombre, et finalement nous ne comprenons pas vraiment pourquoi nos guides nous ont emmenés là, soit ils pensent que ça va nous plaire, soit ils veulent en rajouter sur le thème des atrocités de la conquête espagnole. Ce n’est d’ailleurs pas la dernière fois que ce discours nous sera servi.
Départ pour Huaraz en bus, arrivée de nuit. Un membre de l’agence locale nous ‘accueille’ avec un nouveau discours mêlant la Conquista, el Niño, le réchauffement de la planète qui dérègle le climat local, la destruction de la ville par un tremblement de terre en 1970, et celle de la petite ville de Yungay, un peu plus au nord, par la coulée de boue résultant de l’effondrement du glacier du Huascaran dans un lac d'altitude ce même jour du 31 mai 1970… le ton est donné, on espère qu’il ne présume pas de l’ambiance des deux semaines qui viennent.
Plus positivement, nous apprenons qu’après la destruction de Huaraz, de nombreux péruviens et étrangers sont venus reconstruire la ville qui est alors devenue la ‘capitale de l’amitié internationale’, ouf, on respire.

Mardi 4 août.
Aujourd'hui petite randonnée au dessus de Huaraz pour commencer notre acclimatation. C'est l'occasion de visiter Willkawaïn, site pré-inca de culture wari.
La chullpa est un monument funéraire qui a résisté aux séismes, certes sa structure est en pierre mais un liant en terre et gravier vient absorber les secousses. Les portes sont particulièrement basses, les wari n'étaient pas si petits que ça, c'est seulement pour que les visiteurs soient obligés de se prosterner avant d'entrer dans chaque pièce, nous explique notre jeune guide.
Nous prenons un sentier annoncé comme dangereux, au début nous pensons que les chiens errants en sont la cause, on nous explique ensuite que c'est pour une autre raison, la veille des touristes français ont été braqués par des hommes cagoulés...
En face, de l'autre côté de Huaraz on remarque nettement de grandes terrasses creusées dans la montagne, ce sont deux mines d'or, l'une est désaffectée, l'autre est exploitée par une compagnie canadienne, exploitation privée qui ne rapporte rien à Huaraz.




Descente sur Monterrey et ses eaux thermales. Dans une eau très enrichie en minéraux, nous prenons un bain à peine mérité pour les efforts de le journée.

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