dimanche 29 novembre 2009

Pérou 2009 (10/11) - Marché, Cordillère noire.

Lundi 17 août.
Elsa a entendu parlé du marché des plantes médicinales, nous le trouvons un peu à l'écart du marché traditionnel dans une rue spécialisée.






(photos Elsa)

Les péruviennes qui vendent les plantes ne sont pas très bavardes mais nous apprenons quand même comment soigner rhumes, maux de tête et d'estomac.

Nous revenons à l'agence pour partir en rando VTT.
Plus que randonner en Cordillère Noire, c'est voir la Cordillère Blanche 'd'en face' qui nous interesse. Nous voulons une journée tranquille, donc nous montons en voiture au dessus de 4000m pour bénéficier d'un parcours 'globalement' descendant vers Huaraz. Nous traversons d'abord à flanc de montagne.
Marco ne nous a pas raconté de bobard, c'est un balcon avec vue unique sur la Cordillère blanche.










Dans un hameau je suis admiratif devant la dextérité d'un paysan qui dresse ses chevaux à fouler le blé (ou une autre céréale peut-être).

A l'opposé de cette image, nous arrivons dans la région des mines d'or que nous avions aperçu depuis Willkawaïn. L'extraction du minerai dans la première mine désaffectée a laissé des traces rouges de fer, jaunes de souffre, on n'imagine même pas boire l'eau que l'on pourrait y trouver. L'approche de la seconde mine en exploitation par une compagnie canadienne est absolument interdite, les saignées dans la montagne seront elles aussi indélébiles.

A force de conserver notre altitude on se dit qu'il faudra bien un jour redescendre et que pour perdre 1000m de dénivellé, il va falloir plonger dans la pente. C'est à peu près ce qui va se passer quand notre guide (dont j'ai oublié le nom mais Elsa devrait me raffraichir la mémoire) nous montre d'un signe de main indiquant le fond de la vallée, que nous allons passer par là, le 'par là' est un chemin direct, pentu, utilisé par les villageois mais pavé de rochers. Au final nous descendrons plus à côté du vélo que dessus. La journée 'tranquille' se termine à la nuit tombante à Huaraz.

FELIZ CUMPLEAÑOS ELSA ! Elle fête ses .. ans.
C'est au Pisco Sur que nous célébrons l'événement.

Pérou 2009 (9/11) - Huascaran (6768m)

Vendredi 14 août.
J'ai le sommeil léger, à minuit j'entends le zip de l'ouverture de la tente d'Abel, puis plus rien... soit il a jugé que les conditions n'étaient pas bonnes et il s'est recouché, soit il est descendu prendre la température auprès de ses collègues au camp japonais. Moment d'attente. Finalement je l'entends près de la tente, il nous demande de nous lever, on y va.
Nous prenons le petit déjeuner nocturne et glacial à l'extérieur, à la lueur des frontales. Du pain froid de six jours accompagné de confiture en sachet, au moins nous avons de l'eau chaude pour le café.
A 1h nous partons. Descente vers le camp des japonais, ils ne sont pas encore prêt, et nous remontons vers la Garganta, le col entre sommets nord et sud. Nous prenons à droite vers le sud.
Passages de crevasses, remontées et traversées de pentes de neige, passages sous séracs, en effet il vaut mieux connaître la voie pour se repérer dans ce labyrinthe vertical. La veille, les guides des japonais ont laissé des drapeaux rouges, Abel en a aussi sur son sac et en laisse régulièrement. La neige n'est pas aussi profonde que les chutes des derniers jours auraient pu le faire penser, enfin je dis ça mais c'est Abel qui fait la trace devant, parfois un bon 40cm à brasser.
(2 photos de l'ascension du Huascaran trouvées sur le blog en lien, nous sommes passés de nuit)

Nous abordons un mur un peu plus pentu, c'est l'un des passages attendus de l'ascension, il passe bien avec une neige dure mais pas glacée.
En sortant du mur, Abel prend à gauche et remonte vers des séracs, il hésite... et nous fait faire demi-tour. Nous redescendons vers une crevasse très ouverte. Ils nous avaient parlé de ce passage délicat et a donc essayé de l'éviter. Nous descendons à flanc vers le fond de la crevasse pour y passer un pont de neige, on se méfie, ça passe, et on remonte de l'autre côté.
Le jour arrive et le terrain est maintenant plus régulier. A gauche le sommet nord est encore bien au dessus de nous, signe que nous sommes encore loin de notre objectif.
L'ascension se poursuit, Abel a fait la trace toute la nuit et on sent qu'il commence à fatiguer, il fait souvent des pauses. Ca commence d'ailleurs à devenir inquiétant. On se concerte avec Elsa et elle lui propose de le relayer, il refuse.
En dessous de nous les cordées japonaises ont bénéficié de la trace, Abel fait signe à ses collègues de venir le relayer. Aucune réaction, ils feignent de ne pas comprendre ni même entendre ses appels... c'est pas super sympa.
Nous repartons, mais il s'arrête maintenant tous les trois pas. Nouvelle concertation avec Elsa, et cette fois c'est moi qui lui propose de passer devant, il accepte, déjà on le savait mysogine mais là ça ne va pas améliorer son image auprès d'Elsa...
Il doit rester 200m de dénivellé. Je juge le terrain plutôt favorable, je demande à Abel si je peux troquer mon piolet court contre mes deux bâtons de randonnée, je vais économiser mon énergie, il accepte.
Je comprends ce qu'il a enduré en faisant la trace, ici la neige est croutée et à chaque pas je ne sais pas si je vais tenir au dessus de cette épaisseur de neige dure ou si je vais m'enfoncer de 30cm.
La pente s'adoucit, ça sent le sommet. Derrière les autres ne le voient pas, mais je suis hilare.
A 20m du sommet, j'hurle un énorme "CAO St-Cyr Triathlon !", là je ne me cache plus, je me marre. Elsa, elle aussi, nous lâche un juron que la décence m'interdit de citer ici, mais qui serait tout à fait à propos dans un entrainement club.

Nous sommes au sommet, les conditions sont excellentes, petit en-cas, photos, contemplation du paysage. Ce doit être pour ce moment là que nous sommes venus jusqu'ici.

(4 photos d'Elsa)


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Les cordées japonaises arrivent, ils ont fait monter quatre porteurs, le sommet est large mais cette 'foule' de douze personnes nous effrait un peu, nous décidons de redescendre.
La descente est rapide. Le soleil chauffe la neige et ce n'est pas vraiment rassurant, on peut craindre une coulée dans les pentes. Le soleil ne chauffe pas que la neige, sous mon casque je suis en train de prendre un coup de chaud, je m'en rendrai compte plus tard.

Arrivé au camp des japonais on fait une petite pause, j'aurai un mal fou à remonter la pauvre dizaine de mètres jusqu'à notre camp, je suis complètement exténué.
La soupe d'Oscar est la bienvenue. Nous passons l'après-midi au calme à récupérer, jusqu'à ce que je ressente une douleur à l'estomac, je n'aurai que quelques dizaines de secondes pour m'extraire de la tente et me précipiter vers un coin tranquille, moment de solitude, ça ressemble nettement à la conséquence du coup de chaud de ce matin. Quelques médicaments et je n'aurai pas d'autre alerte.
Troisième nuit à 5900m.

Samedi 15 août.
Petite pensée pour les embrunman.

Démontage du camp et départ tôt pour passer la Canaletta dans de bonnes conditions. Nous descendons le passage en rappel et nous nous dirigeons vers le Camp I.





Pas de nouvelle cordée présente ici.
Nous quittons le glacier et dépassons le camp Moraine.
En face ouest du sommet Nord, nous devinons nettement la partie de la calotte de glace qui s'est effrondée ce sinistre jour du 31 mai 1970.







(photo Elsa)


Mes chaussures datent de 1993 et de l'expédition équatorienne, le plastique a trop vécu et elles sont en lambeaux, je me rend compte que j'ai pris un risque en les utilisant de nouveau cette année. Elles vont finir leur belle carrière à Huaraz, c'est finalement une belle conclusion.
Retour au confort du camp de base, ambiance perturbée par de bruyants italiens, on leur souhaite quand même bonne chance. (photo Elsa)



Dimanche 16 août.

(photo Elsa)
Descente à Musho. Nous nous arrêtons au petit bar des expé.
Au moment de trinquer avec guide, porteurs et chauffeur, je me remémore la façon de trinquer des boliviens en versant la première rasade de bière au sol en l'honneur de la Pachamama, les péruviens me regardent avec étonnement, peut-être un peu gênés que ce soit l'européen qui ait pensé à le faire en premier.
J'ai d'ailleurs parfois eu l'impression que les péruviens se sentent les principaux héritiers de la culture andine, regardant avec un peu de condescendance leurs voisins équatoriens et boliviens, sans parler des chiliens mais pour d'autres raisons, c'est pourtant en Bolivie que j'avais remarqué le plus de signes de ce respect des traditions.

Retour à Huaraz. Nous allons sermoner Marco à l'agence pour avoir passé des consignes floues aux guide et porteurs quant au nombre de jours en altitude et à la gestion de l'alcool pour le réchaud.
Pour se faire pardonner il nous offre une journée de VTT le lendemain.


samedi 28 novembre 2009

Pérou 2009 (8/11) - jusqu'au camp II du Huascaran

Dimanche 9 août.
Ca y est, nous entrons dans le vif du sujet.
Le point de départ est le village de Musho à 3000m. Ici c'est un peu la surprise, il y a la foule à la sortie du village. Au milieu des voitures, bus, mules, muletiers et villageois, un groupe de quatre français est prêt à partir vers le camp de base, mais surtout une armada japonaise avec micros et caméras, finalement en recomptant bien ils ne sont que quatre nippons, mais accompagnés de quatre guides péruviens et sept porteurs d'altitude.
Nous engageons la montée dans une forêt d'eucalyptus. Je suis surpris d'apprendre que l'eucalyptus n'est pas originaire d'Amérique du Sud mais d'Australie et qu'il a été importé depuis la Conquista.
Nous arrivons au camp de base à 4300m, les mules se font attendre et nous n'avons plus d'eau potable.

J'en profite donc pour faire connaissance avec nos quatre compatriotes et leur demander un peu d'eau. Ils sont originaires de Bozel en Savoie et traversent l'Amérique du Sud du nord au sud, de Bogota à Ushuaïa. (voir leur blog andes'thologie en lien sur cette page.)



Nous faisons aussi plus ample connaissance avec notre guide Abel, et nos deux porteurs et cuisiniers d'altitude, Oscar et Rusbelt.

Lundi 10 août.

Nous prenons notre dernier petit déjeuner royal, avec pan cakes façon Oscar.
Le paysage au dessus du camp de base est un dédale de roches érodées par le passage du glacier, et des torrents qui se précipitent dans les failles.
Nous arrivons au camp Moraine à 4900m.

Mardi 11 août.
Derniers pas sur les rochers et nous prenons rapidement pied sur le glacier.






(3 photos d'Elsa)

Nous installons le camp I à 5300m.





Nous cohabitons avec des autrichiens peu avenants.
Le ciel est resté chargé toute la journée, laissant s'échapper quelques flocons dans l'après-midi.

Mercredi 12 août.
Ambiance un peu plus tendue ce matin, nous allons passer du Camp I au Camp II en franchissant l'un des passages délicats de l'ascension, la Canaletta est un couloir de neige, plutôt court, pas trop pentu, mais qui débouche sur un système de crevasses, tout ça avec des séracs au dessus de la tête.






Les conditions de neige sont bonnes, elle recouvre la glace du couloir sans être trop abondante.

Nous traversons ensuite sous les pentes de neige et les séracs de la face sud. Ne nous attardons pas ici.
Une cordée redescend du Camp II, ce sont les quatre français, ils avaient un jour d'avance sur nous en étant allé directement du camp de base au camp I sans étape au camp Moraine. Cette nuit la tempête de neige les a contraint à redescendre sans pouvoir tenter le sommet. Deux d'entre eux descendent à ski, les deux autres sont parapentistes, ils n'ont évidemment pas pu décoller ce matin, mais décolleront du Camp I pour descendre directement à Musho.
Nous arrivons au Camp II à 5900m. Nous partagerons le camp avec les autrichiens.
Vers 11h je commence à avoir mal au crâne, je prends du paracétamol, j'éspère que ça va passer.

(photo Elsa)



Comme d'habitude le ciel se charge dans l'après-midi amenant son habituelle chute de neige.
Le mal de tête ne passe pas, mais je n'ai pas d'autres symptômes. Elsa a du Diamox, étudiante en médecine, elle me dit que ça calmerait la douleur mais que si je commence à en prendre, je devrai en rester là pour l'ascension, montée interdite, descente obligatoire. Donc pour l'instant, c'est non.
Dans la soirée ça ne passe toujours pas, il est clair que je ne pourrai pas tenter le sommet demain, que fait-on ? Elsa peut partir demain matin pour le sommet avec Abel, ou alors nous attendons une journée au camp et nous tentons le sommet après-demain... Moment de réflexion, légère tension... La décision est prise, je remercie Elsa d'accepter d'attendre une journée de plus au camp alors qu'elle pourrait tenter le sommet dès demain.

Je passe la nuit avec le cerveau dans un étau, ça ne passe pas, ça ne passe toujours pas... mais je résiste à l'envie de prendre du Diamox, tout est encore possible.

Jeudi 13 août.
La douleur est toujours là, à peine moins intense.
Dans la nuit, les autrichiens ont tenté le sommet, ils sont rapidement redescendus. Sans guide ils n'ont pas réussi à trouver un passage assuré entre les crevasses et les pentes de neige, en plus ils ont galéré dans la neige profonde. Ca ne nous rassure pas complètement pour demain... C'est là que nous allons échanger le plus de paroles avec eux, malgré les connaissances germanophones d'Elsa, elle ne comprend absolument rien à leur dialecte et c'est en anglais que nous nous comprenons le mieux. Ils ne retenterons pas le sommet demain, ils redescendent.



Les japonais qui avaient passé un jour de plus au camp Moraine arrivent maintenant au camp II et s'installent en contrebas.



Episode inattendu, Oscar se rend compte qu'il n'y aura pas assez d'alcool pour le réchaud, nous tomberons en panne demain ! A cette altitude, avoir un réchaud est une condition obligatoire de survie pour au moins être capable de faire fondre de la neige pour boire.
Moment de gros doute et de tension, si les porteurs des japonais ont uniquement prévu le juste nécessaire pour leur expédition, ils ne pourront pas nous en donner et la conclusion sera très claire pour nous, descendre.
En attendant qu'Oscar ne descende au camp nippon pour négocier les deux litres qui nous manquent, nous démontons notre camp, il est 9h et si nous devons partir, ce devra être très rapidement pour ne pas passer la Canaletta dans des conditions risquées.
Oscar remonte, il n'a réussi à obtenir qu'un litre. Bon sang, on va être obligé de redescendre pour un seul litre !
Nous sommes à deux doigts de nous encorder et de mettre nos sacs à dos, Oscar se ravise, il redescend voir ses collègues. Il remonte. Victoire ! il a le deuxième litre. Merci Oscar.

Autre bonne nouvelle, le mal de tête se dissipe 24 heures après son apparition. C'est donc une journée finalement agréable qui nous attend, agréable jusqu'à ce que la chute de neige quotidienne ne vienne nous glacer en fin d'après-midi.


Abel n'est pas totalement serein pour demain, les autrichiens ne nous ont rien dit de bon sur les conditions de neige au dessus du camp.
Les guides des japonais tentent d'aller reconnaître la voie et poser des drapeaux rouges pour se repérer demain, Abel est inquiet, il fait presque nuit et ils ne sont pas encore revenus. Finalement ils sont de retour mais ils ne relatent rien de positif pour demain. Notre guide nous donne donc le programme pour la nuit, il se lèvera à minuit et nous réveillera s'il juge les conditions acceptables.
Ca ne nous empêche pas de manger, comme d'habitude dans ces conditions météo compliquées, Oscar et Rusbelt viennent nous servir le thé, la soupe, les nouilles dans la tente, on en a preque honte.

Pérou 2009 (7/11) - Laguna 69, Pisco (5752m)

Mercredi 5 août.
Les choses sérieuses commencent. Nous allons passer nos 4 premiers jours en cordillère blanche, le Pisco, est prévu comme sommet de préparation avant le Huascaran.
Nous partons en bus et longeons les lagunes de Llanganuco. Particularité biologique, les queñas sont des arbres sans écorce, qui donnent l'impression de 'peler', c'est leur façon de lutter contre le froid.




Arrivée à Cebollapampa à 3900m, début de la randonnée vers la Laguna 69 à 4450m, nous allons y passer quelques heures sous les sommets du Pisco et de l'impressionnant Chacraraju, pour parfaire notre acclimatation.





Nous redescendons vers Cebollapampa pour y passer la nuit, au passage nous admirons, et le mot n'est pas usurpé, l'envers du Huascaran.







(photo Elsa)


Jeudi 6 août.
Doucement nous montons vers le camp de base du Pisco à 4678m. Au programme il est prévu que nous montions demain au camp Moraine puis le sommet après-demain, mais d'après Edgar notre guide, le changement de Lune rend la météo incertaine. Il nous propose donc de partir un peu plus tôt demain et de tenter directement le sommet.
En plus, et peut-être surtout, le confort et l'ambiance du camp moraine sont moins agréables qu'ici.
Nous sommes arrivés tôt, nous avons donc une longue après-midi et du temps pour immortaliser le coucher de soleil sur le Chopicalqui et les frangins Huascaran.


Vendredi 7 août.
Eviter le camp Moraine, c'est bien gentil, mais il va donc falloir se faire un bon 1100m de dénivellé. Ca commence tout de suite par la grimpette de la fameuse moraine, redescente aussi sec dans un univers de caillasse, terre et glace. D'accord nous admettons que ce n'est pas le meilleur endroit pour planter un tente.

On prend pied sur le glacier et c'est parti pour le sommet. Une montée somme toute classique mais avec les effets de l'altitude pour la première fois du séjour. Un dernier raidillon à négocier et voilà le sommet. Je suis un peu rapide sur la description de la montée, mais c'est surtout le paysage qui impressionne ici, Alpamayo, Huandoy et tous ceux déjà cités








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(photo Elsa).


Nous redescendons vers la purée de poix qui va se dissiper à notre arrivée.








Edgar est facétieux. On sent qu'il a une envie monstre de nous accompagner au Huascaran qu'il n'a jamais gravi, nous n'y serions pas opposé, malheureusement le droit d'aînesse au bureau des guides décidera du contraire.


Nous passons la nuit au camp de base.




Samedi 8 août.
'Grasse matinée'. Redescente vers Cebollapampa. Nous en profitons pour jeter un dernier coup d'oeil sur le Pisco, dégagé cette fois-ci.
De retour à Huaraz, nous arrosons notre ascension avec du Pisco Sour bien entendu. Au fait, je ne vous ai pas parlé de cette préparation spéciale à base de Pisco, un blanc d'oeuf battu en neige, du sucre de canne, une feuille de menthe, un soupçon de cannelle, au début c'est très léger...
La soirée se poursuit avec un jeu de pyramide à l'équilibre de plus en plus instable, comme le notre.
Vers 5h nous sommes réveillés par les cris d'un couple de français qui se font braquer au pied de l'hôtel, plus de peur que de mal, mais ça chauffe.

mardi 24 novembre 2009

Pérou 2009 (6/11) - Lima, Huaraz, Willkawaïn

Lundi 3 août.
Hôtel Flying dog, quartier Miraflores, Lima.
Le ‘groupe’ pour l’expédition est réuni. Oui, à partir de deux, on peut parler d’un groupe. Avant de partir, l’agence m’avait prévenu que d’un groupe de six nous n’étions plus que deux, je fais donc la connaissance d’Elsa qui sera ma coéquipière pour les trois semaines à venir.
Nous sommes bien six ce matin à l’hôtel mais deux trekkers vont partir pour la région du Machu Picchu et deux autres pour la Cordillère Noire, dans la région de Huaraz.
Au programme ce matin, la visite éclair de deux monuments de Lima, le Musée de l’Inquisition et le Couvent San Francisco. Tout cela est un peu lugubre et sombre, et finalement nous ne comprenons pas vraiment pourquoi nos guides nous ont emmenés là, soit ils pensent que ça va nous plaire, soit ils veulent en rajouter sur le thème des atrocités de la conquête espagnole. Ce n’est d’ailleurs pas la dernière fois que ce discours nous sera servi.
Départ pour Huaraz en bus, arrivée de nuit. Un membre de l’agence locale nous ‘accueille’ avec un nouveau discours mêlant la Conquista, el Niño, le réchauffement de la planète qui dérègle le climat local, la destruction de la ville par un tremblement de terre en 1970, et celle de la petite ville de Yungay, un peu plus au nord, par la coulée de boue résultant de l’effondrement du glacier du Huascaran dans un lac d'altitude ce même jour du 31 mai 1970… le ton est donné, on espère qu’il ne présume pas de l’ambiance des deux semaines qui viennent.
Plus positivement, nous apprenons qu’après la destruction de Huaraz, de nombreux péruviens et étrangers sont venus reconstruire la ville qui est alors devenue la ‘capitale de l’amitié internationale’, ouf, on respire.

Mardi 4 août.
Aujourd'hui petite randonnée au dessus de Huaraz pour commencer notre acclimatation. C'est l'occasion de visiter Willkawaïn, site pré-inca de culture wari.
La chullpa est un monument funéraire qui a résisté aux séismes, certes sa structure est en pierre mais un liant en terre et gravier vient absorber les secousses. Les portes sont particulièrement basses, les wari n'étaient pas si petits que ça, c'est seulement pour que les visiteurs soient obligés de se prosterner avant d'entrer dans chaque pièce, nous explique notre jeune guide.
Nous prenons un sentier annoncé comme dangereux, au début nous pensons que les chiens errants en sont la cause, on nous explique ensuite que c'est pour une autre raison, la veille des touristes français ont été braqués par des hommes cagoulés...
En face, de l'autre côté de Huaraz on remarque nettement de grandes terrasses creusées dans la montagne, ce sont deux mines d'or, l'une est désaffectée, l'autre est exploitée par une compagnie canadienne, exploitation privée qui ne rapporte rien à Huaraz.




Descente sur Monterrey et ses eaux thermales. Dans une eau très enrichie en minéraux, nous prenons un bain à peine mérité pour les efforts de le journée.